« Je rechuterai comme d’habitude »

En privilégiant le plaisir, en adoptant l’optimisme comme principe de vie, en définissant des objectifs raisonnables, en évitant les pertes de poids brutales et excessives, le but est de s’inscrire dans la durée.

« C’est trop dur, c’est difficile »

Bien-sûr, décider de revenir à un poids normal suppose une démarche volontaire, mais il faut justement transformer la notion de sacrifice en plaisir de voir changer son schéma corporel et le regard des autres. Oui, perdre du poids peut devenir une source de plaisir.

« Je ne vais pas arriver à arrêter l’alcool»

Condamné à perpétuité, Nelson Mandela écrit dans son journal : « J’ai choisi d’être optimiste ». Un modèle pour chacun d’entre nous, chaque jour, tout le temps.

« L’obésité n’est pas une maladie » 

Faux. C’est une maladie chronique reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé, depuis 1977. Elle est un facteur de risque essentiel pour les accidents cardio-vasculaires, le diabète, l’apnée du sommeil, certains cancers, et certaines affections respiratoires.

« Docteur, j’ai vu sur Internet une nouvelle méthode qui permet de perdre 10 kg sans régime, en dormant » 

Surtout, ne pas cliquer, si vous souhaitez conserver sain votre disque dur.

« Ça coûte cher »

Bien entendu changer sa façon d’évoluer dans la vie entraîne des dépenses, mais si tel est le cas alors c’est de l’argent bien investi. Il faut aussi se poser les bonnes questions : est-il plus clairvoyant de dépenser son argent en cigarettes ou jeux de hasard ou bien d’acheter des légumes et de s’inscrire à une activité sportive ?

« Avec cette méthode simple et révolutionnaire, j’ai perdu 26 kg en 6 semaines »

Témoignage racoleur lu sur un site internet. On aurait pu ajouter : « Et en restant allongé sur mon canapé, j’ai pu acheter ma résidence principale »

« Et pourtant, docteur, je ne mange rien »

Propos régulièrement entendus en consultation et confirmés par le conjoint…lui aussi en surpoids.

« Docteur, j’ai perdu 18 kg en 3 mois, puis j’ai repris 22 kg, alors que je fais attention »

Une conséquence caractéristique de l’effet yo-yo, malheureusement très fréquente. Et pourtant la personne mange moins qu’au départ….C’est une réalité physiologique qu’il faut comprendre, et ne pas blâmer la personne ce qui la culpabiliserait pour rien.

« Si je maigris, je vais être plus sensible aux infections » 

C’est tout l’inverse. L’obésité altère les défenses immunitaires.

« Vous avez un IMC à 28, vous êtes en surpoids, c’est dangereux pour votre santé »

C’est vrai qu’un IMC à 28 correspond à un surpoids et qu’il faut alors conseiller de perdre modérément du poids. Néanmoins un sportif, comme un rugbyman, en surpoids avec une masse musculaire importante, peut être en bonne santé et ne pas avoir besoin de maigrir.

« Je risque de faire des malaises »

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il n’y a pas de diminution des taux sanguins des nutriments en dessous des valeurs normales minimales, lors d’une normalisation nutritionnelle progressive et harmonieuse, puisque l’organisme utilise les réserves stockées dans le tissu adipeux.

« Je ne consomme pas d’alcool, mais je bois du vin à table »

Entendu à plusieurs reprises et clairement contradictoire. La quantité d’alcool ingérée, soit 7 calories par gramme d’alcool, est le plus souvent minimisée…

« Mon diabète est mal équilibré, alors je grossis »

Il faut en fait considérer l’inverse : la prise de poids déséquilibre le diabète. La découverte d’un diabète impose une prise en charge médicale pour équilibrer la glycémie et nécessite plus encore de lire ce livre.

« Un régime hyper protéiné est très efficace contre le surpoids »

Les publicités le disent. Et effectivement, c’est souvent vrai. Mais au début seulement, et ne s’inscrit pas le plus souvent dans la durée.

« J’ai essayé la cure de détox avec le thé »

On ne conteste pas les vertus du thé, loin de là, mais il faut comme toujours rester modéré et éviter l’apport excessif de fluor (fluorose), même si nombreux sont les sites Internet  qui en assurent la promotion.

« Tous les chocolats ont la même teneur en glucides »

Pas du tout. Le chocolat noir de dégustation avec 70% de cacao apporte 33 g de sucres pour 100 g, le chocolat noir à 40% de cacao pour cuisiner 55 g, le chocolat au lait et le chocolat blanc 57 g.

« Certaines huiles sont plus légères que d'autres »

C'est faux, toutes les huiles utilisées dans l'alimentation sont principalement constituées de lipides (plus de 99 %), et contiennent toutes la même quantité de calories. Quelle que soit son origine, 100 g d'huile végétale apportent 900 kilocalories. Néanmoins, la richesse en acides gras essentiels polyinsaturés, qui intervient dans la construction et la stabilité des membranes des cellules, varie. De ce point de vue, les huiles de soja, de noix, de colza et de germe de blé sont particulièrement intéressantes.

« Docteur, j’ai exclu le gluten de mon alimentation »

On entend de plus en plus souvent un patient rapporter cette initiative. En pratique, l’exclusion complète du gluten est difficile à maintenir dans le temps, et le plus souvent injustifiée et péremptoire. Il faut absolument établir un diagnostic de certitude en raison des implications médicales, sociales et financières, à l’aide d’un test sanguin confirmé par des biopsies duodénales. Néanmoins dans le cas d’une sensibilité au gluten pour laquelle il n’y a pas de certitude diagnostique, un test d’éviction peut être envisagé.

« Je bois un verre d’eau je prends 2 kg, je n’élimine pas assez »

En dehors du cas particulier des œdèmes qui doivent être recherchés lors de la consultation avec le médecin et qui peuvent imposer un traitement spécifique, le fait de boire ne fait pas grossir. Bien au contraire, l’ingestion d’eau contribue à la satiété en remplissant l’estomac et n’apporte pas de calorie.

« Je bois un verre d’eau je prends 2 kg, je n’élimine pas assez »

En dehors du cas particulier des œdèmes qui doivent être recherchés lors de la consultation avec le médecin et qui peuvent imposer un traitement spécifique, le fait de boire ne fait pas grossir. Bien au contraire, l’ingestion d’eau contribue à la satiété en remplissant l’estomac et n’apporte pas de calorie.

« Il ne faut pas manger plus de trois œufs par semaine »

Il ne faut pas diaboliser l’apport de cholestérol en rapport avec l’ingestion d’œuf, qui a au contraire de nombreuses vertus nutritionnelles pour un prix modique. On peut raisonnablement admettre qu’il n’y a pas de morbidité notable si on ne dépasse pas 6 œufs par semaine. Là encore, modération et bon sens doivent être la règle. 

 

« De toute façon, c’est familial »

Un raccourci, confortable psychologiquement puisqu’on évite ainsi de se remettre en question. Effectivement, il y a des familles de gens maigres ou de gens en surpoids, on le constate tous les jours. Il peut y avoir des gènes différents bien entendu, mais pas seulement. L’éducation alimentaire promue par les parents est souvent l’héritage de celle qu’ils ont reçue et ne doit pas être considérée comme une fatalité. « L’éducation est l’arme de destruction massive la plus efficace » Nelson Mandela.

©2020 par Docteur Bastid.